Archives
d’État des documents de l’histoire contemporaine de la région de Kalouga
L’exposition
historique et documentaire,
dédié
au 85e anniversaire du début de la Seconde guerre mondiale:
«Les
habitants de la région de Kalouga – participants du mouvement de la Résistance
européenne»
«Je ne suis pas un
héro de guerre, je ne suis qu’un participant».
D’après la lettre d’un
membre du mouvement de la Résistance en Yougoslavie, P.I. Shkadov, qui a reçu
deux médailles «du courage»
(Archives d’État
des documents de l’histoire contemporaine de la région de Kalouga. F. P-7698.
In. 1. D. 192. P. 18)
Préface
Qu’est-ce que le mouvement
de la Résistance?
Le 1er Septembre 2024 a marqué le 85e anniversaire de
la date triste du début de la Seconde guerre mondiale (1939-1945). Au cours des
deux premières années, l’Allemagne nazie, avec le soutien de l’Italie, a occupé
la plupart des pays européens. Seule la Grande-Bretagne a résisté et la Suisse a
réussi à maintenir sa neutralité. Certains États – Bulgarie, Hongrie, Roumanie,
Slovaquie – sont devenus alliés du Troisième Reich.
Dans tous les États d’Europe, sans exception, après l’occupation, a
commencé la formation de groupes de patriotes, luttant de diverses manières
contre les envahisseurs. – Ils ont organisé des manifestations, des grèves et
des actes de sabotage, distribué des journaux et des tracts imprimés
clandestinement, refusé d’exécuter les ordres des gouvernements collaborateurs
et de l’administration d’occupation, mené des activités de renseignement en
faveur des pays de la coalition anti-hitlérienne, organisé des sabotages. Dans
certains pays (Pologne, Yougoslavie), ont commencé à se former des groupes de
partisans et des détachements qui ont mené une lutte armée contre l’ennemi. Ces
formes de lutte de libération nationale ont reçu un nom commun – le mouvement
de la Résistance. Ses participants ont reçu un soutien actif des pays membres
de la future coalition anti-hitlérienne: d’abord – la Grande-Bretagne, puis – l’Union
Soviétique et les États-Unis. – Voir le document 1.
Ci-dessous sera présenté l’histoire de la Résistance dans certains pays
européens (où les habitants de la région de Kalouga ont participé à la lutte
partisane), mais nous sommes obligés de les présenter sous une forme abrégée. –
Dans chacun des pays, la Résistance avait ses propres caractéristiques, car les
partis politiques formaient leurs propres détachements et le système était
multipartite! En conséquence, les buts et les objectifs des formations
clandestines ont divergé. Il y a eu leur confrontation politique et même des
affrontements. – Un lecteur curieux peut se réjouir de la nouvelle qu’en 2025,
il est prévu de publier un livre sur la Résistance basé sur les documents des
archives d’état des documents de l’histoire récente de la région de Kalouga, où
les références historiques par pays seront données dans leur intégralité, avec
des références à des études étrangères (dans notre pays, les historiens «ne se
sont laissés entraînér» par ce sujet que au début du XXIe siècle, et les études en russe sont encore peu
nombreuses).
* * *
L’Allemagne, qui a envahi les pays européens dans les plus brefs délais,
grâce à des opérations militaires soigneusement conçues, avec l’utilisation
massive d’avions et de chars dans la direction des frappes principales, a fait
une tentative similaire contre l’URSS, l’attaquant le 22 juin 1941. Cependant,
la «Blitzkrieg» (la guerre éclair) n’a pas réussi: la sortie des troupes
allemandes sur la ligne des montagnes de l’Oural en automne1941 n’a pas eu
lieu, de plus, les pertes de l’agresseur en équipement et en force vivante
étaient très grandes.
Cette tournure des événements a obligé les dirigeants allemands à modifier
la politique économique en Allemagne et dans les pays occupés. – La
mobilization de Nouvelles recrues a forcé le Reich à utiliser la main-d’œuvre d’abord
des prisonniers de guerre détenus dans les camps (à partir de 1942), puis (à
partir de 1943) des jeunes enlevés principalement du territoire de l’Union
Soviétique. – C’est ainsi que les citoyens du pays des Soviets ont participé au
mouvement de la Résistance européenne: des prisonniers de guerre qui ont fui
leur captivité et des jeunes emmenés en Allemagne et dans les pays d’Europe
occupés.
* * *
Les fonds de nos archives contiennent des documents sur la participation de
33 habitants de la région de Kalouga à la Résistance européenne, en particulier dans des États
tels que la Grèce, la Yougoslavie, l’Italie, la France, la Tchécoslovaquie, la
Pologne et l’Allemagne. Cette exposition est consacrée au sort de certains d’entre
eux.
Il y a une autre remarque préliminaire. L’histoire des collectionneurs de
ces documents servira de l’épilogue de l’exposition. Le travail principal a été
effectué par les employés des archives dans la première moitié des années 1960:
on eu l’idée de publier les souvenirs recueillis pendant que les membres de la
Résistance étaient encore en vie. Mais cela ne s’est pas produit – pour des
raisons politiques conjoncturelles – dans l’esprit de certains dirigeants, l’attitude
stalinienne persistait toujours: l’ennemi capturé est un traître. C’est
pourquoi les livres et les articles sur les citoyens soviétiques qui ont
participé à la Résistance ne sont apparus qu’à partir du milieu des années
1960, après le retour de la célébration officielle du jour de la Victoire en
1965. Dans le même temps, dans la presse de Kalouga ont commence à apparaître
des articles sur les habitants de Kalouga qui s’étaient battus contre le
nazisme et le fascisme en Europe pendant l’occupation. Le temps est enfin venu
de publer un livre 60 ans plus tard (!).